Note : Si vous désirez passer directement aux œuvres sans lire l’introduction, allez au bas de la page (Suivant). Sachez tout de même que ceci est un répertoire chronologique et que les chiffres sous les œuvres sont l’année de la création et le numéro de l’œuvre. (De l’année 1959 à l’année 2005.)
Exemple : 1959, Monique a 12 ans, etc. 
Si vous désirez lire l’introduction, elle se retrouve après la note en langue anglaise. Merci. R. S.

 

IN ENGLISH
Note: If you wish to pass directly to the works without reading the introduction, go to the foot of the page (Suivant). You should know all the same that this is a chronological directory and that the numbers under the works are the year of the creation and the number of the work in that year. (From the year 1959 to the year 2005.)
Example: in 1959, Monique was 12 years old, etc.
If you wish to read the English translation of the introduction you will find it after the French text. In fact, you will find all the English translations after the French texts except for album 3. The English translation of album 3 (texts and writings on art) is in album 6.
Last note, you will find the English translation of the main page text after the introduction in English on this page.
Finally, I apologise for the quality of the translation; for now my first objective is to give you something to read in English.
Thank you. R. S.

 

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                                                INTRODUCTION

 Tout d’abord, je me présente : mon nom est Robert Stanton et j’ai été le mari et le collaborateur de Monique Jarry pendant vingt-six ans. Monique est née le 3 juillet 1947 et elle est décédée le 21 janvier 2005. La création de ce sitweb est un hommage à elle et à ses quarante quelques années de vie artistique. Cette ‘’ Exposition permanente virtuelle ’’ de ses œuvres et certains de ses écrits se rapportant à l’art vous sont offerts de bon cœur dans l’esprit d’une contribution à la vie artistique et culturelle de notre époque. Ce site est l’expression profonde de l’amour que je ressens pour elle et le respect et l’admiration que je ressens pour son œuvre. Nous formions une équipe et comme toute équipe qui se respecte, quand l’un des membres est incapable de poursuivre la route, l’autre prend sur lui le bagage de sa partenaire et continu à cheminer vers le but recherché : c’est ce que je fais. Enfin, je vous résume ici l’expression de mes sentiments profonds en vous citant une phrase prononcée par la grand-mère acadienne de Monique : ‘’ L’autre beau nom de l’amour est : responsabilité ’’.

Cela dit, je vous formule ici quelques explications qui aideront certainement à faciliter votre voyage dans ce site. Essentiellement, il est composé de quatre albums, ce que vous lisez en ce moment est l’introduction générale au site et aussi l’introduction  à la l’album 1, c’est-à-dire aux œuvres et à leurs fiches explicatives. Les œuvres vous sont présentées en ordre chronologique datant de 1959 à 2005 et chacune d’elle a un numéro : les quatre premiers chiffres sont l’année de sa création et les trois derniers chiffres sont le numéro de la toile elle-même. Ceci vous offrira la possibilité de constater l’évolution de son style, de son coloris, de ses thèmes/préoccupations au travers des années, etc.
Le deuxième album est un ensemble d’œuvres, d’esquisses, de croquis, d’études et d’œuvres achevées ou inachevées et tous sans fiches. Tout au plus, il y aura un bref commentaire au haut de certaines des œuvres. Les premiers  ‘’ dessins ’’ qui vous seront présentés dates de ses années à l’école primaire et je les ai inclus parce que ces dessins typiques d’une petite fille de sixième année ne semblent pas donner d’indice sur ce qui était à venir et aussi, j’ai trouvé cela touchant/amusant de vous les présenter. Dans ce deuxième album, je me suis efforcé de vous les présenter le plus possible en ordre chronologique, surtout au début. Il n’y aura pas de titres, ni de dates (rarement) et les œuvres qui contiennent des écrits ne seront pas transcrites, il s’agira de les agrandir pour en faire la lecture.
Le troisième album est composé d’un ensemble de textes, poèmes, réflexions, pensées et notes sur l’art que j’ai tiré de l’ensemble de ses écrits. Quelques-uns de ces textes sont très théoriques, même très ardus, mais aussi très intéressant et stimulant en regard de la compréhension de ce qu’est l’art et la formulation philosophique et même ‘’ mécanique ’’ qu’on peut en faire. Ce troisième album est aussi en ordre chronologique.
Le quatrième album est un ‘’Au revoir’’ de la part de Monique et qui, pour sa compréhension, devrait être lu dans l’ordre. Ces quatre ‘’tableaux’’ étaient rangés dans une chemise dans l’ordre que je vous les présente. J’ai ajouté la photo de Monique.
Le cinquième album comprend sa biographie (écrit par moi) et son C. V.

Enfin, au travers de tout le site, de temps à autre, il y aura des photos de Monique à différents âges, accompagnées d’un court texte de sa composition.
Le site est construit de façon telle que si vous le désirez, vous pouvez passer d’une œuvre à l’autre sans interruption. Si vous désirez prendre connaissance du titre de l’œuvre, de ses dimensions, des matériaux employés et des commentaires et/ou réflexions que Monique leur attribue, alors je vous invite à lire les fiches qui sont au-dessus de chaque œuvre.
Note : Il m’arrivera de vous offrir certaines ‘’ précisions ’’ et/ou mises au point dans ses fiches. Ils seront toujours précédés de cinq étoiles ***** et seront entre parenthèses ( ). Toutes autres ponctuations relèvent du texte original de Monique. Aussi, Monique a souvent écrit sur ses toiles : que ce soit lisible ou non, j’ai transcrit le texte intégral dans ‘’ commentaire et/ou explication ’’, sauf pour l’album deux.
Note : Ces fiches ont été mise au point par Monique et elle les a gardées à jour jusqu’au début de 1976. Certaines œuvres n’ont pas été cataloguées dans cette période, donc, je les ai insérés moi-même. Seule la rubrique ‘’ Catégorie ’’ demeurera ‘’ vide ’’ : seule Monique pourrait la remplir. (Lire le texte de Monique un peu plus loin dans l’introduction pour prendre connaissance de la définition des catégories.)
Note : Enfin, la rubrique ‘’ Commentaire et/ou explication a été rajoutée par moi. J’ai rassemblé tous les commentaires et explications que Monique a pu écrire sur ses toiles, que ce soit dans les brouillons de ses fiches ou dans d’autres écrits, incluant aussi des témoignages verbaux qu’elle a pu me relater au travers des années. Certaines toiles sont ‘’réinterprétées’’ par Monique. Ces nouvelles interprétations, qui sont datées le plus possible, sont inscrites dans cette dernière et sont relatives au fait qu’elle a, fin des années 1980, début 1990, introduit dans son cheminement artistique et personnel l’Art Sacré Religieux et Séculier.
Quand je dis ‘’ réinterprété ’’ je veux dire que le ‘’message ’’ fondamental de la toile demeure le même, c’est le langage employé qui est ‘’modifié ’’ en fonction de sa nouvelle approche à l’art, c’est-à-dire le ‘’ Sacré ’’, le sacré religieux et le concept qu’elle développe elle-même, le ‘’ Sacré Séculier ’’. Elle dira : — ‘’  Le droit au travail est sacré, l’amitié est sacrée, l’amour de ses enfants est sacré, etc. La société a désacralisé la vie et laisse les êtres humains sans points de repère. Nous devons identifier ce qui est sacré pour nous que ce soit dans le contexte religieux qui est déjà bien définit, mais surtout dans le séculier qui à un droit légitime au sacré et à hiérarchisés ses valeurs profondes même s’ils sont à l’extérieur des croyances.’’
Je vous offre ici une anecdote cocasse à propos d’un article qui a paru dans un journal en septembre 1970. Le titre de l’article fut : ‘’Un peintre érotique s’installe chez les Pères du St- Sacrement’’. En effet, Monique avait son atelier dans une sacristie désaffectée chez les Pères, elle y créait et y enseignait. Le ‘’scandale’’ l’obligea à quitter son atelier. Voici ce qu’elle en dira en réponse dans les journaux : ‘’Je n’ai pas voulu faire d’exhibitionnisme. Ma peinture a un caractère ‘’informatif’’, en ce sens qu’elle s’inspire de l’érotisme dans la publicité, tel qu’elle nous envahit sur le continent nord-américain.’’ Elle écrira aussi : ‘’Je suis une artiste et ma façon à moi de dénoncer le phénomène de ‘’la femme-objet’’ dans notre société est de le peindre, de le caricaturer avec humour, sarcasme et ironie, ça dérange une certaine mentalité, certains groupes de personnes et ils contre-attaquent.’’  Dans une lettre écrite en 1985, elle en dira ceci : ‘’ Les ‘’articles’’ que les journalistes écrivent sur une personne ou un sujet d’actualité peuvent comporter certaines ‘’inexactitudes’’ : ces gens-là gagnent leur vie dans la mesure où leurs articles ‘’attirent’’ l’œil. Alors, ils cherchent parfois le scandale, parfois l’exagération…le ‘’ sensationnalisme ’’ toujours un peu, c’est de bonne guerre…Non, je n’ai pas d’autre enfant que Cybèle quelque soit le nombre que les journaux m’aient parfois attribué…Non, je ne suis pas un peintre érotique ; oui, c’était pour essayer de minimiser l’impact de mes idées. Oui, cela m’a fait du tort à l’époque : ça m’a fait perdre mon atelier. Oui, c’est comme ça en politique souvent. Non, c’est pas ‘’juste pour le fun’’ que les groupes d’idées s’affrontent…’’
Vous remarquerez certainement que vers la fin des années soixante / début soixante-dix, les œuvres dites ‘’ érotique ’’ sont plus abondantes, en plus, Monique me relata ceci : ‘’  À l’époque, j’étais en ‘’guerre’’ contre l’érotisme dans la publicité, alors j’ai créé une série de dix gravures destinées à être envoyées aux journalistes et chefs de pupitre des différents journaux pour les sensibiliser, cherchant à leurs faire se rendre compte de ce qu’ils charriaient. J’ai choisi de caricaturer, exagérer l’érotisme avec humour en dessinant de véritables illustrations plutôt ‘’ pornos ’’ pour souligner le point. Plusieurs m’ont téléphoné pour me faire part de leur ‘’indignation’’. (Ici, éclat de rire de Monique.) En plus, j’ai créé une autre série que j’ai envoyée à plusieurs médecins choisis dans le bottin téléphonique, incluant d’ailleurs le bureau de l’Ordre des médecins. Je voulais leur signifier mon désaccord sur la façon dont ils traitaient les femmes, considérant que nous sommes toutes des hystériques ne méritant pas les mêmes soins que les hommes. Les femmes n’ayant pas la même importance que ceux qui ‘’ gagnent la vie’’ pour leurs familles. Mon féminisme passe par mes crayons, mes pinceaux et mon humour.’’ (Cela passe par ses écrits aussi.)

C’est avec grand plaisir et intérêt que j’accueillerai vos commentaires et réflexions et questions par voie de courriel et je m’efforcerai de répondre à chacune de ces communications si vous m’invitez à le faire.
Autre note : Il vous arrivera de constater que certaines représentations de ses œuvres (pas beaucoup) sont de piètres qualités. Cela est dû au fait que je ne possède pas l’œuvre originale et aussi parfois que je ne l’ai jamais vue. Dans certains cas, je n’avais à ma disposition qu’une photo ou une diapo de mauvaise qualité donc, j’ai fait de mon mieux pour en améliorer la netteté tout simplement. J’ai choisi de les inclure dans ce répertoire quand même à titre de ‘’document informatif’’ rattaché à la fiche correspondante.
Si vous le souhaitez, je vous invite à lire la suite de cette introduction qui vous permettra de vous familiariser davantage avec Monique Jarry et son œuvre ou vous pouvez passer aux galeries quitte à revenir à la suite de cette introduction pour répondre à d’éventuelles questions.

 

 

 

Monique, comme beaucoup d’artistes, a eu des ‘’périodes’’ tout au long de son oeuvre. Dans les années soixante, elle acceptait que l’on appelle sa peinture ‘’psychédélique’’. Elle cherchait à faire comprendre que le tout était une question d’imagination et de recherche intérieure. Que la drogue n’avait aucun rapport avec la capacité de pouvoir créer (Cela a fait partie de sa collaboration avec l’Aide à la jeunesse, poste nº 34 à Montréal, qui lui envoyait des sujets (jeunes) espérant que ses cours de peinture puissent aider à les orienter). Vers la fin des années soixante, elle parlait de ‘’soul expression’’. Puis dans les années soixante-treize et seize, elle formula ‘’La psychanalyse par l’image ou la peinture conceptuelle’’. Depuis 1987, elle ressaisit le tout et s’engagea dans L’Art Sacré religieux et formula les principes de l’Art Sacré séculier. Le fond de sa démarche n’a pas vraiment changé depuis les tout débuts. La recherche de l’Être, la communication, un langage pour s’exprimer, évoluer, prendre contact avec soi-même et les autres. Seule la définition ‘’ du langage ’’ a changé au fur et mesure de sa propre évolution, raffinant pour ainsi dire la conception d’un langage par l’image qui engloberait le plus de variables possible dans le but d’atteindre un niveau de compréhension et de connaissance nécessaire qui serait à la mesure de ses aspirations personnelles et ceux de ses frères et sœurs humains. Le texte suivant est en fin de compte une ‘’ formalisation ’’ de la façon que Monique cherche à interpréter  ses ‘’ images ’’. Ce texte est l’introduction à son album de photos de ses toiles et date de 1976. Enfin, ce ‘’ guide/grille ’’ (Catégories) d’analyse est valable pour l’ensemble de son œuvre quelque soit la période.

Avant de vous présenter le texte explicatif sur les catégories, je vous présente ici un texte de Monique qui, j’en suis certain, vous donnera une compréhension plus exacte de la façon dont elle aborde la création et ses œuvres et peut être compris comme étant un écrit qui a précédé légèrement le texte explicatif sur ses catégories.

‘’Ce sont des ‘’mandalas’’ créés selon les techniques de conscientisation du ‘’soul expression’’. Chacun a été analysé psychologiquement et l’aboutissement double de cette recherche donne naissance à la psychanalyse conceptuelle. La mention d’année qui figure à côté de chaque titre correspond à la date de conceptualisation objectuelle de l’image. Celle-ci n’est considérée comme achevée qu’au moment où son implication rejoint ma conscience ; bien que le tableau comme ‘’peinture’’ ne soit plus jamais retouché après la conception initiale, il ne sera donc achevé parfois que plusieurs années plus tard.
Il est alors re-manipulé comme ‘’objet’’…
Cette longue recherche me permet de dégager des données pertinentes au sujet du processus de la création et de l’assimilation — interprétation de l’environnement par nos perceptions individuelles. Je travaille actuellement au classement et à la rédaction de ces données.

Comte- tenu des médias de diffusion dont nous permet actuellement de disposer l’avancement technologique auquel nous assistons, je n’ai eu aucune hésitation à ‘’immobiliser’’ aussi longtemps ces créations pour fin de recherche.
Devant la couverture d’une revue sur laquelle apparaît une photo d’un monument historique, quelle est l’œuvre originale se demande-t-on ? Le monument ?
La photographie ? Le ‘’front page’’ ? La revue elle-même ?

L’utilisation du médium de base de l’œuvre de création artistique change : mais change aussi l’utilisation de l’œuvre elle-même… par quel cheminement le médium devient-il le message ?
Ainsi donc cette immobilisation de l’œuvre elle-même n’a-t-elle jamais signifié dans ma vie des dernières dix années, carence de diffusion de l’œuvre. Ces images ont été création et support à l’environnement, matière à spectacles, light show, environnent show, conférences, outils pédagogiques, etc.
Je ne tente ni de suivre, ni de précéder les préoccupations d’ordre esthétique dans lesquelles s’étaient engagés les arts dits plastiques depuis quelques décades. Je poursuis les préoccupations d’ordre existentiel de mon époque à travers ceux des moyens qu’elle m’offre qui conviennent le mieux à mon expressivité.

C’est à la lumière de cette question que je pose à l’art que ces images peuvent être appréhendées : DE QUEL SECOURS LA FONCTION CRÉATRICE PEUR- ELLE ÊTRE POUR PERMETTRE À L’HUMAIN D’ACCÉDER À SA PROPRE VIE ?’’

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                                 PRÉSENTATION DES CATÉGORIES

***** (Texte original écrit par Monique)

Peindre est un art

Je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur la définition de l’art comme tel ; ma démarche de définition de la vie et du bien-être préconise, bien sûr, une orientation utilitaire du geste et de l’objet d’art, j’en conviens.

S’il fallait identifier ma filiation à l’esthétique, la démonstration de théorèmes plasticiens telle que l’académie nous les présente, jouerait un bien petit rôle au niveau de mes préoccupations fondamentales.

La qualité de mon voyage dans le vaste monde (prévu compte tenu des circonstances pour une durée approximative de quatre-vingts ans, eut égard à ma nature de mammifère humain) retient principalement mon intérêt, mon engagement et catalyse les énergies de mon effort.

Ma démarche d’initiation, d’expression et de confrontation au cœur du langage pictural, s’offre en exutoire à ma volonté d’observation, de compréhension et enfin de communication avec et par moi-même, ma race, mon environnement et le phénomène d’existence.

Au moins deux points sont nécessaires pour tracer une ligne tangible à l’observateur. C’est ainsi qu’à priori, pour différencier et évaluer les éléments de mon champ de perception, j’ai établi la pratique de ma vision selon deux angles d’appréhension dont chacun origine d’un système d’évaluation distinct.

Un système pour l’expérience duquel j’ai utilisé l’enseignement social que mon environnement culturel m’offre. C’est-à-dire, toute cette définition de l’existence et de la vie selon le principe communément appelé de la RÉALITÉ et qui sous-entend tout un ensemble de valeurs spirituelles, psychologiques, sentimentales, intellectuelles, physiques, sociales et économiques. Système que je qualifie de ‘’directivo- critique’’ et duquel bien sûr procède un ensemble d’organisation, de méthodes et de langages. J’y rattache le langage ‘’verbal’’ que l’on peut aussi qualifier de langage ‘’progressif’’.

Et un autre système pour l’expérience duquel j’ai utilisé les différents enseignements que m’apporte l’écoute attentive des observations autonomes de mes sens au contact des stimuli qu’ils reçoivent, projettent, échangent, surimposent et complètent. Cette ‘’co-science’’ objective du vaste monde et qui identifie et définit tout un ensemble de valeurs et d’actions, d’énergies et de pouvoirs, de désirs, de besoins et de finalités, on peut la qualifier OBJECTIVATION. De ce système d’expérience de l’existence procède également un ensemble d’organisation, de méthodes et de langages. J’y rattache notamment le langage de ‘’ l’image ’’ que je qualifie de langage ‘’ conceptuel ’’.

On comprendra mieux alors le cheminement de ma pensée à travers l’image, médium où je m’exprime sur le mode conceptuel.

Il s’agit ici de mettre près de deux cents des réflexions conceptuelles importantes de ma vie depuis 15 ans en ordre de conséquences les unes par rapport aux autres.

Pour faciliter l’introduction de ces images — reportages issus d’un système de co-(n)-science objectivante de la perception dans cet autre système organisé dit de réalité, je trace une ébauche de catégorisation des fonctions de la perception mises à contribution lors de la production de chacune de ces images.

Elles se subdivisent donc en six grandes fonctions de la réflexion :

1 - le témoignage existentiel :
pratique qui évalue la conscience autonome que je réalise à partir d’expériences tangibles qui m’adviennent, dans cette partie de ma vie qui évolue dans le cadre et selon les modes de la ‘’réalité’’.

2 – la réflexion analytique objectivante ou re- conditionneur :
pratique qui consiste à observer d’une part une incidence spécifique (évènement, sentiment, comportement, etc.) évoluant dans le système de ‘’réalité’’ et qui, tout en concernant mon environnement, n’est pas nécessairement influencée directement par l’évolution de ma propre existence, donc l’art témoin de son  siècle ;
d’autre part, pratique qui consiste à évaluer cette incidence spécifique à la lumière du système de ‘’co-(n)-science objectivante’’, donc l’art réfléchissant son siècle ;
enfin, pratique par laquelle je m’auto- conditionne à jouir de façon toujours plus tangible de ce merveilleux voyage dans le vaste monde que j’ai choisi d’effectuer à travers ‘’l’ensemble’’ de ce véhicule sensible, perméable et influent qu’est le mammifère humain, donc l’art ascèse de vie.

3 – l’organigramme- condensateur :
pratique qui exprime les perceptions, les préoccupations, les sentiments et les impressions sous forme de structure organique qui met en lumière la chaîne de conséquences qui les relie et qui a pour fonction de clarifier les concepts qui cherchent à s’exprimer dans l’enchevêtrement des différentes fonctions de la perception.

4 – l’exorciste :
pratique qui a pour objet de libérer la pensée objectivante d’une préoccupation urgente et mal identifiée qui la subjugue et entrave son libre fonctionnement.

5 – le conceptogramme :
pratique qui favorise l’émergence objectuelle et articulée d’un concept clairement identifié auquel la globalité de sa structure confère une autonomie imprescriptible.

6 – le corollaire :
pratique qui consiste à faire la preuve de l’énoncé d’un conceptogramme par l’application de ses prémisses à une situation autre ou plus spécifique que celle dans le cadre de laquelle le conceptogramme initial était né.

Il s’agit en somme, ici, d’images- reportages qui se sont formées spontanément ou sous l’impulsion de ma volonté de clarification tout au long de mon cheminement de par le vaste monde de l’existence. Je suis consciente que le mode de rédaction que j’ai utilisé pour noter mes reportages est une forme de sténographie analytique de la perception. À ce titre donc, pour rejoindre un langage plus commun, chaque image nécessite à tout le moins une certaine explication. C’est à la traduction littéraire de cette initiation que je travaille actuellement, au moment où mon apprentissage terminé, j’entre dans la phase du compagnonnage.

Monique Jarry

Les Laurentides, Québec 1976

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  Pour terminer cette introduction, voici quelques notes supplémentaires de Monique à propos d’elle-même et de ses œuvres.                         

‘’-  Constantes générales concernant les ‘’exorcistes’’ :

ils expriment ce qui me ‘’fuck’’erait au point de polluer la libre expression de ma vie si je ne les exorcisais pas en les peignant.
- Si ça me ‘’fuck’’ un peu : l’image est de grandeur moyenne.
- Si ça me ‘’fuck’’ beaucoup : l’image est petite.
- Si ça me ‘’fuck’’ extrêmement : l’image est grande.
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Concepts de base de la conscience ou du champ où elle évolue :
1 – la directivo- critique (= réalité courante) ‘’normalisation’’
2 – l’objectivation (= nagual, vérité objectivée)’’
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‘’Ce sont les images- reportages qui se sont formées dans ma tête, spontanément OU sous l’impulsion de ma volonté de clarification, tout au long de mon cheminement dans le Vaste Monde de l’existence. Je suis bien sûr consciente que ce mode de rédaction que j’ai utilisée pour noter mes reportages est une forme de sténographie ainsi que de la perception. À ce titre, pour rejoindre un langage commun, chaque image nécessite à tout le moins une explication sinon une traduction complète.’’

***** (Précision : Dans la rubrique ‘’Commentaire et/ou explication’’, Monique mentionnera les mots ‘’Tonal’’ et ‘’Nagual’’. Elle se sert de ces deux mots, inspirée du livre de ‘’Castanada’’, pour expliquer certaines de ses toiles. En voici la définition qu’elle en donne :
‘’Tonal – Premier stade :
Suivre l’interprétation de la réalité qui est la où l’on est pour apprendre ‘’the name of the game’’ qui est ‘’apprendre à apprendre’’ moyen : tout croire.
Nagual – 2e stade :
Idem, moyen : Pouvoir croire et ne pas croire (découvrir et de développer des capacités d’apprentissage) croire simultanément, ne pas le comprendre, ça ne se comprend peut-être pas à moins d’interpréter et tu retombe dans le tonal, mais bien apprendre – parvenir À POUVOIR croire et ne pas croire simultanément, développer les capacités spéculatives.’’

***** (Dernière précision : En ce qui a trait ‘’ au vitrail ’’,  Monique eut une production artistique et commerciale importante. Il ne vous sera présenté ici que celles dont l’apport artistique domine. Enfin, celles-ci ne sont qu’un ‘’ échantillonnage ” puisque malheureusement, beaucoup ont été vendues sans avoir été photographiées au préalable.)

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                                                                                     Robert Stanton

 

ENGLISH TRANSLATION

INTRODUCTION

 First, I’d like to introduce myself: my name is Robert Stanton and I was the husband and collaborator of Monique Jarry for twenty-six years. Monique was born July 3, 1947 and died January 21, 2005. The creation of this Sit Web is a tribute to her and her some forty years of artistic life. This ''virtual' 'permanent exhibition of her works and some of her writings relating to art are offered to you good heartedly in the spirit of contributing to the artistic and cultural life of our time. This site is also the deep expression of the love I feel for her and the respect and admiration I have for her work. We formed a team and like any self-respecting team when a member is unable to continue the road, the other takes up the baggage of his partner and continued to walk towards the goal: this is what I am doing. Finally, I will summarize here the expression of my deep feelings by quoting a phrase used by Monique’s Acadian grandmother: ‘’An other beautiful word for love is: responsibility.''

Having said that, I will now give you a few explanations that will certainly help to facilitate your journey through this site. Essentially, it consists of five albums, what you are now reading is the general introduction to the site and the introduction to ‘’album 1’’, that is to say works and their index cards (above each work). The works are presented in chronological order dating from 1959 to 2005 and each has a number: the first four digits are the year of its creation and the last three digits are the number of the canvas itself. This will give you the opportunity to witness the evolution of her style, her colors, themes, and her concerns through the years, etc.
The second album is a collection of works, drawings, sketches, studies and works completed or unfinished, all without cards. At most, there will be a brief comment on top of some of the works. The first ''drawings'' that you will find date of her years in primary school. I have included them because these drawings are typical of a girl in sixth grade and do not seem to give any clues, for the untrained eye, I suppose, to what was to come and also, I found it touching / amusing to present them to you. In this second album, I have endeavoured to present the works as much as possible in chronological order, especially the first few. There will be no titles, no dates (rarely) and works that contain text will not be transcribed, if you wish, just click to enlarge..
The third album is composed of a collection of essays, poems, reflections, thoughts and notes on art that I extracted from the sum of her writings. Some of these texts are very theoretical, even very difficult but also very interesting and challenging in terms of understanding of what art is to her and the philosophical and even ''mechanical'' formulation that can be made of it. This album is in chronological order.
The fourth album is a ''Goodbye'' on the part of Monique and for its understanding; you should be reading it in the proposed order. These four ink drawings/text were kept in a folder in the order that I am presenting them to you, I only added Monique’s photo.
The fifth album is her biography (written by me) and her C. V.

Finally, through album one, from time to time, there will be pictures of Monique at different ages, with a short text of her composition.
The site is so constructed that if you wish, you can move from one work to another without interruption. If you want to read the title of the work, dimensions, materials used and the comments and / or thoughts that Monique attributed to them, then I urge you to read the cards that are above each painting.
Note: Sometimes I offer ''certain precisions'' and / or comments. They will always be preceded by five stars ***** and will be in brackets (). All other punctuation is part of the original text by Monique. In addition, Monique has often written text in her paintings: if it is readable or not, I have transcribed the text in full in ''comment and / or explanation'', except for album two of course.
Note: Monique developed these description cards and she has kept them current until early 1976. Some works have not been catalogued in this period, so I have inserted the information myself. Only the heading ''category'' remains ‘‘empty’’: Monique is the only one able to fill these in. (Read Monique’s text a little further in the introduction to familiarize yourselves with the definition of the categories.)
Note: Finally, I added the heading ‘‘Comment and / or explanation’’. I collected all the comments and explanations that Monique wrote about her paintings, whether in the drafts of her cards or other documents, including oral testimony that she gave me through the years. Some paintings are ''reinterpreted'' by Monique. These new interpretations, which are dated as mush as possible, are included in the latter and are related to the fact that in the late 1980’s, early 1990’s, Monique introduced in to her art the concept of Sacred Art of a religious nature and  Sacred Art of a secular nature.
When I say, ''reinterpreted'' I mean that the fundamental message of the canvas remains the same, the language used is ''altered'' based on her new approach to art that is to say, ''Sacred''. While studying Sacred Art (Iconic art) she was developing the principles of ‘’secular art’’. She says: -''The right to work is sacred, friendship is sacred, the love of our children is sacred, and so on. Society has ‘’desacralised’’ our lives, leaving human beings without landmarks. We must identify what is sacred to us whether in the religious context that is well defined, but particularly in the secular sphere that has also a legitimate right to a sacred hierarchy and its core values even if they are outside beliefs.''

I offer you here an amusing anecdote about an article that appeared in a newspaper in September 1970. The title of the article was:’’ An erotic painter works out of a disaffected hall in the Fathers of the Holy Sacrament building.'' In fact, Monique had her studio in a disused sacristy in there building. She created and taught there. The ''scandal'' forced her to leave her studio. Here is what she said in response in the newspapers: ‘‘It want not exhibitionism. My painting has a ‘’informational’’ character in that it draws on eroticism in advertising, as it invades us in North America.’’ She also wrote: ''I 'm an artist and my way of denouncing the phenomenon of ‘‘women as objects'' in our society is to paint, to caricature with humour, sarcasm and irony. That upsets a certain mentality, certain groups of people and they counter-attacked.'' In a letter written in 1985, she said this: ''The story’s that journalists write about a person or a topic may contain certain ‘‘inaccuracies’’: these folks earn their living trying to make their ''story’s'' attract the eye. So they sometimes seek scandal, sometimes exaggeration ... a bit of ''sensationalism''  is always sort of fair play ... No, I have no other child except for Cybèle whatever the number that newspapers sometimes attributed to me ... No, I'm not a erotic painter, yes, it was to try to minimize the impact of my ideas. Yes, it did me harm then: it made me lose my studio. Yes, that is how politics often works. No, it is not ''just for fun'' that groups clash ideas and things happen ...''
You will certainly notice that in the late sixties / early seventies, the works called ''erotic'' are more numerous, Monique recounted this: ''At the time I was at ‘’war'' against eroticism in advertising, so I created a series of ten prints to be sent to editors of different newspapers to sensitize them, trying to make them realize what they were carting . I chose to caricature, exaggerated eroticism with humour drawing real pictures rather ''explicite'' to underscore the point. Many phoned me to express their ''indignation''. (Here, Monique laughed.) In addition, I created another series that I sent to several doctors selected in the phone book, including also the office of the College of Physicians. I wanted to indicate my disagreement with how they treated women, whereas we are all hysterical, not deserving the same care as men: women, not being as important as those who ''make a living'' for their families. My feminism is expressed through my pencils, my brushes and my humour.''(She expressed her self in her writings also.)

It is with great pleasure and interested that I will read your comments, thoughts and questions through e-mail’s, and I will endeavour to answer each one of you if you invite me to so.
Another note: You will notes that some photos of her works (not many) are of poor quality. This is because I do not have the original work and sometimes I have not ever seen them. In some cases, I had at my disposal a photo or slide of poor quality so I did my best to at least, improve the sharpness. I chose to include them in this directory just the same as informative ‘‘documents’’ attached to the corresponding cards.
If you wish, I invite you to read the rest of this introduction, which will help you learn more about Monique Jarry and her work, or you can go directly to the galleries and come back to the introduction to answer any questions.

 

 

Monique, like many artists, had ''periods'' throughout her work. In the sixties, she accepted that her painting be called ''psychedelic''. She meant to convey that it was all a matter of imagination and inner search. That drugs had no connection with the ability to create (This is part of  her collaboration with the police Youth Assistance unit at station No. 34 in Montreal who sent her subjects (young) hoping that her painting class could help guide them). In the late sixties, she was elaborating the concept of ''soul expression''. Then in the seventies (1973 to 1976-77), she formulated ''Psychoanalysis through pictures or conceptual painting.'' Since 1987, she revisited her work, redefined it in terms of religious Sacred Art, and started to establish the principles of secular Sacred Art. The core of her approach to art has not really changed since its inception in her early years. The search for the grater Being, communication, a language to express oneself, evolve, get in touch with oneself and others. Only her definition of ''language'' has changed through her own evolution, refining the concept of a language by painting that would encompass as much variables as possible in order to achieve a level of understanding and knowledge necessary that would by at the height of her personal aspirations and those of her brothers and sisters humans. The following is ultimately a ''formalization'' of the way that Monique attempts to interpret her ''pictures.'' This text is the introduction to the photo album of her paintings and dates from 1976. Finally, this ''guide / grid'' (Category) analysis is valid for all of her work, whatever the period.

Before presenting her narrative about categories, I will present here a text by Monique that I am sure; will give you a more precise understanding of how she addresses creation and her works. In time, this text preceded slightly the narrative of her categories:

‘’They are ‘’Mandela’s'' created using the techniques of awareness of ‘’soul expression’’. Each one was analyzed psychologically and the double result of this research gave birth to conceptual psychoanalysis. The mention of years listed beside each work is the date of conceptualization of each picture. The latter is considered completed only when it intails/ enters my conscience, although the painting as a ''painting'' will never again be retouched after the initial design, it will not therefore by completed  sometimes until several years later.
It will then be re-handled as an ''object''...
This extensive research allows me to generate relevant data about the process of creation and assimilation - interpretation of the environment through our individual perceptions. I am currently working on there classification and writing the data.

Taking into account the broadcast media that are currently made available to us, the technological advancement that we are witnessing, I had no hesitation to ‘‘freeze’’ my creations as long as necessary for research purposes.
Looking at the cover of a magazine where a picture of a historical monument appears, one wonders what is the original work? The monument? The photo? The ‘’front page’’? The magazine it’s self?

The utilisation of the basic medium of the artistic creation changes, but also changes the use of the work itself ... by what path the medium becomes the message?
Therefore, this immobilization of my works themselves has never meant in my life of the past decade a lack of visibility of the works. These pictures were creation and support to the environment, light shows, environment shows, conferences, pedagogical tools, etc.
I do not attempt to follow or precede the aesthetic concern in which the so-called plastic arts have engaged theme selves in recent decades. I follow the existential concerns of my time through the means best suited to my expressiveness.

It is in light of this question that I ask Art in which way these pictures can be understood: OF WHAT HELP CAN THE CREATIVE FUCTION BE TO PERMIT A HUMAN BEING TO HAVE ACCES TO HIS OWN LIFE ?’’

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                                 PRESENTATION OF THE CATEGORIES

 

‘’Painting is an art

I have not had time to look into the definition of art as such, my approach to defining life and welfare demands, of course, a useful orientation to the act and the artistic object, I agree.

If I had to identify my affiliation to aesthetics, the demonstration of plastic theorems such as the Academy presents them, would play a very small part in terms of my basic concerns.

The quality of my journey into the wide world (under the circumstances for approximately eighty years, considering that I am a human being) mainly retains my interest, my commitment and catalysis my energy and my efforts.

My process of initiation, expression and confrontation into the heart of pictorial language, offers itself as an outlet for my desire to observe, understanding and finally communication with and for myself, my race, my environment and the phenomenon of life.

 

At least two points are needed to draw a line visible to the observer. Thus, in principle, to differentiate and evaluate the elements of my perceptual field, I established the practice of my vision from two different angles of apprehension each one originating from a distinct appraisal system.

A system for the experiment that I used in the social teaching that my cultural background gives me. That is to say, this whole definition of existence and life under the principle commonly called REALITY, which implies a range of spiritual, psychological, emotional, intellectual, physical, social and economic activities. A system that I call ''directivo-critic'' and which of course carries a set of organizations, methods and languages. I include ‘’verbal’’ language that can also be called ''progressive'' language.

And another system for the experiment which I used different teachings that gave me listening attentively to autonomous observations of my senses at the contact of stimuli that they receive, project, exchange, superimpose and complement. The objective ''co-science'' of the wider world that identifies and defines a whole set of values and actions, energies and powers, desires, needs and goals, it may be called OBJECTIVATION. This system of experience of existence is also conducted by a series of organizations, methods and languages. I include in particular the language of the ‘’picture’’ that I qualify as being a ‘’conceptual’’ language.

Then we can better understand the flow of my thoughts through pictures, medium where I am speaking on the conceptual mode.

The task is to put together her nearly two hundred important conceptual reflections of my life over the last 15 years in order of consequences relatively to one and other.

To facilitate the introduction of these pictures - report from a system of objectifying co-(n) science of perception in that other organized system called reality, I am drawing here a schematic categorization of the functions of perception that contribute during the production of each of these picures.

They then divided into six major functions of reflection:

1 - Existential testimony
practice that assesses self-consciousness that I realize from tangible experiences that come to me in this part of my life that evolved within the framework and modes of  ''reality''.

2 – Analytical objectifying reflection or re-conditioner:
practice that consist of observing on one part a specific incident (event, feeling, behaviour, etc..) operating in the ''reality'' system and who, while is of concern to my environment dose not necessarily directly affected the evolution of my own existence, therefore art witness of it’s century;
second, it is the practice of assessing this specific incidence in the light  of  the system'' of ‘’objectifying co-(n)- science'', therefore art reflecting on its century;
finally, a practice by which I auto-condition my self to enjoy in an ever more tangible way this wonderful journey into the wide world that I chose to carry through ''all'' of this sensitive vehicle permeable and influent  that is the human mammal, therefore art ascetic of life.

3 – The organigram-condenser:
practice that expresses perceptions, concerns, feelings and impressions in the form of organic structure which highlights the chain of consequences that connects and serves to clarify concepts that seek expression in the tangle of different functions of perception.

4 - The Exorciste:
practice that aims to liberate objectifying thought of urgent and misidentified preoccupations  that subjugates and hinders its free operation.

5 - conceptogram:
practice that promotes the objectual emergence and articulation of  a concept which is clearly identified and thus the globality of it’s structure gives an imprescriptible autonomy. 

6 - the corollary:
practice to prove the statement of a conceptogram by applying its premises to a situation other or more specific than that under which the initial conceptogram was born.

It is, in sum, here, the picture/reportage’s that have formed spontaneously or under the impulse of my will for clarification all along my journey through the vast world of existence. I am aware that the drafting style that I used to write down my stories is a form of analytic shorthand of perception. As such therefore, to reach a more common language, each picture requires at least some explanation. This is the literary translation of this initiation that I am working on right now, when my apprenticeship is ended; I will enter the phase of companionship.

Monique Jarry

Laurentides, Quebec 1976

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  To conclude this introduction, here are some additional notes from Monique about herself and her works.

''- General constants concerning the ‘’exorcists'''':

they express what ‘’fucks me up’’ to the point of polluting my life if I don’t exorcise them by painting them.
- If it ’’fucks me up’’ me a little: the picture is of medium size.
- If it ’’fucks me up’’ a lot: the picture is small.
- If it ‘’fucks me up'' extremely': the picture is big.
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Basic concepts of consciousness or field in which it operates:
1 - the directivo-critic (= current reality)''normalization''
2 - objectification (= nagual, objectified truth)''
     ---------------

''These are the picture/stories that formed in my head spontaneously OR under the impulse of my desire for clarification, throughout my journey in the Vast World of life. I am of course aware that this mode of writing I used to write down my stories is a form of shorthand and also of perception. As such, to reach a common language, each picture requires at least an explanation if not a full translation.''

***** (Clarification: In the heading ''Comment and / or explanation,'' Monique mentions the words ''Tonal and Nagual'' She uses these words, inspired by the book by ''Castanada’’ to explain some of her paintings. Here is the definition she gives:
‘’Tonal- First stage:
Following the interpretation of reality that is where we are to learn ‘’the name of the game'' meaning ''learning to learn'', means: believe everything.
Nagual - 2nd stage:
Idem, means : Being able to believe and not believe (discover and develop learning capabilities) believe simultaneously, not understanding it, maybe it can not be understood, perhaps unless you interpret and fall back into the tonal, but to learn well – BEING ABEL to achieve believing and not believing simultaneously, developing speculative capacity.''

***** (Last precision: Concerning ‘’stained glass’’, Monique had an important commercial and artistical production. Only those of a more artistic nature will be presented in this site. Finally, they are only a ''sample" of her creations, unfortunately, many have been sold without having been photographed beforehand.)

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                                                                                                   Robert Stanton

 

Translation of the text on the main page.

PRESENTATION

I only have my heart and my life to give.
In my heart is my memory and my conscience.

For all intelligence, I have my life.
I do not know where it comes from, but
as it continues to happen,
I know it will happen.

To play it, to dance it, debate and sculpt it
is all that I find to do with it.

My heart always stretch me
from those that I know 
to those I do not know
in equal tyranny
whether I do not know it
that I refused it
or if I want it.

My words pas through my mouth like through a wind mill: without consulting me.
They addressed themselves to those they love and allow them to.

My words only belong to me in the extent that they engage my hart that always seems overwhelmed with emotions as if
it understood and knew those that my reveries are looking at
and those that intuitively sense my feelings.
 
I tell myself that all beings that will feel something when receiving theme,
must some how be a little bit of the Family for whom I happened to live.
Take without counting my memories, my questions and my dreams
to play them , to dance them, debate them and sculpt them,
I feel alive and the universe sparkles and pulse to my senses when I am mixes to anything.
Movement is my Reality.
And the other: Truth of existence.

                                                                                              Monique Jarry

***** (Text: 1984, photo: 1968)

 

 

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Robert Stanton

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